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Quelles mutations du travail et de l'emploi ? - Cours et exercices de SES, Terminale Générale

Votre enfant est en classe de Terminale et vous souhaitez l'accompagner dans sa réussite en SES?

Pour revoir le chapitre "Quelles mutations du travail et de l'emploi ?". Bordas soutien scolaire vous propose plusieurs séquences avec des cours et des exercices interactifs.

Les notions abordées :

Comment distinguer travail, emploi et chômage ?

Les notions de travail, d’activité, de statut d’emploi et de chômage renvoient à des réalités différentes et à des définitions distinctes. Cependant, les évolutions des formes d’emploi rendent plus incertaines les frontières entre emploi, chômage et inactivité.
Pour déterminer la qualité des emplois, on utilise des critères comme ​ les conditions de travail, le niveau du salaire, la sécurité économique, l’horizon de carrière, le potentiel de formation et la variété des tâches.

I. Du travail à l’emploi, des distinctions fondamentales

Au sens courant, le travail correspond à la participation humaine de la production des biens et services. Il peut tout à fait être bénévole (c’est-à-dire réalisé sans rémunération). Au sens économique, le travail est l’activité productive réalisée en contrepartie d’une rémunération. Lorsqu’il s’exerce dans le cadre d’un emploi, le travail est nécessairement rémunéré.
Exemple : travailler dans une association sans recevoir de salaire correspond au sens courant du mot travail. Travailler dans une entreprise et recevoir un salaire renvoie à l’approche économique du concept travail.

Tous les travailleurs n’ont pas le même statut d’emploi : l’immense majorité est salariée (90 % des actifs en France reçoivent un salaire) ; l’autre partie travaille à son compte (ce sont des indépendants).
Exemple : un ouvrier est un salarié ; un architecte en profession libérale est un indépendant.

Quelles sont les conséquences des évolutions de l'organisation du travail sur les conditions de travail ?

Depuis la fin du XIXe siècle, l’organisation du travail a considérablement évolué. Dans cette perspective, on distingue les modèles d’organisation et les modèles d’organisation post-taylorien. Quelle qu’elle soit, l’organisation du travail a des effets positifs et négatifs sur les conditions de travail.
Aujourd’hui, le travail s’organise de plus en plus autour du numérique. Cette évolution brouille les frontières du travail, transforme les relations d’emploi et accroît les risques de polarisation des emplois.

I. L’évolution de l’organisation du travail

A. Les principales caractéristiques des modèles d’organisation du taylorisme

Dans la deuxième partie du XIXe siècle, les fabriques industrielles suivant l’organisation taylorienne du travail vont renforcer la division du travail en découpant encore plus les étapes de leur processus de production. Le taylorisme repose en effet sur une double division du travail qui vise à faire augmenter le plus possible la productivité du travail : à la division horizontale du travail (chaque ouvrier réalise une tâche) s’ajoute la division verticale du travail (soit une séparation stricte entre le travail d’exécution des ouvriers et le travail de conception des ingénieurs). Il s’agit d’employer l’organisation du travail la plus rationnelle qui soit pour produire : « the one best way ». Cela passe par une parcellisation des tâches poussée au maximum et une hiérarchie très stricte. Un bureau des méthodes calcule le temps « idéal » des gestes et les ouvriers le répétant sont chronométrés. L’organisation taylorienne du travail se veut être une organisation scientifique du travail (OST).

Quelles évolutions de l'intégration par l'emploi ?

Le travail est une source importante d’intégration sociale, c’est-à-dire qu’il permet d’être inséré dans la société. Il s’agit d’un processus d’intériorisation des normes et des valeurs de la société. En décrivant le fonctionnement des sociétés modernes, le fondateur de la sociologie en France, Émile Durkheim, l’a parfaitement démontré. Toutefois, certaines évolutions récentes de l’emploi semble lui avoir fait perdre une partie de son pouvoir intégrateur.

I. Le travail comme source d’intégration sociale

Dans De la division du travail social (1893), Émile Durkheim (1858-1917) propose de distinguer les sociétés à solidarité mécanique des sociétés à solidarité organique. Le passage de l’une à l’autre vient du changement social, c’est-à-dire la modernisation du monde qui passe par l’industrialisation et l’urbanisation. La société à solidarité mécanique est ainsi caractéristique des sociétés traditionnelles, constituées d’une population peu nombreuse et dont les membres tiennent ensemble par la force de leurs croyances communes ; le lien social repose alors sur la similitude. Au contraire, les sociétés à solidarité organique sont représentatives des sociétés modernes, constituées d’une population importante et dense (comme dans une grande ville), dont les membres tiennent ensemble grâce à la division du travail. Chaque individu est plus autonome et a tendance à se spécialiser dans des fonctions spécifiques. Dès lors, le lien social repose sur la complémentarité.
On saisit ici que la division du travail, dans l’analyse de Durkheim, est une source de solidarité organique : les individus sont plus libres mais aussi plus complémentaires et interdépendants lorsqu’ils sont spécialisés. 

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