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Quelle est l'action de l'École sur les destins individuels et sur l'évolution de la société ? - Cours et exercices de SES, Terminale Générale

Votre enfant est en classe de Terminale et vous souhaitez l'accompagner dans sa réussite en SES?

Pour revoir le chapitre "Quelle est l'action de l'École sur les destins individuels et sur l'évolution de la société ?". Bordas soutien scolaire vous propose plusieurs séquences avec des cours et des exercices interactifs.

Les notions abordées :

À quoi sert l'école ?

À la première session du baccalauréat en 1808, on comptait 31 lauréats. La barre des 30 000 est passée dans les années 1950, ce qui représente alors 5 % d’une génération. À la fin des années 1960, nous atteignons 20 %. L’accélération à partir des années 1980 va conduire aux chiffres d’aujourd’hui, à savoir plus de 550 000 bacheliers par an, soit pratiquement 80 % d’une génération. Comment expliquer une telle évolution ? Probablement par les rôles qui sont prêtés à l’école et sur la base d’idéaux de justice sociale qui fondent les sociétés démocratiques. Parmi ces idéaux, nous trouvons l’égalité des chances. Quels sont alors les rôles assignés à l’école et comment les relier aux évolutions quantitatives observées en France ?
Dans le cadre d’une société démocratique, nous étudierons d’abord quelques rôles assignés à l’école tels que ceux dévolus à la transmission des savoirs avec un objectif d’égalité des chances, avant de comprendre les principales évolutions quantitatives observables à propos de la fréquentation de l’école.

I. Quels sont les rôles de l’école dans les sociétés démocratiques ?

A. Le rôle de l’école dans la transmission des savoirs. 

L’école transmet des savoirs de natures très différentes. Il peut s’agir de connaissances théoriques, générales ou plus techniques. Mais également de dispositions qui aideront les futurs adultes à raisonner par eux-mêmes et à s’insérer dans la société, dont l'un des aspects est l’insertion sur le marché du travail. Cependant, le développement à l’école dépasse la transmission de connaissances académiques dans les différentes disciplines enseignées. Elle transmet d’abord des valeurs et des normes communes, elle est donc plus généralement une instance de socialisation primaire pendant l’enfance et l'adolescence et même une instance de socialisation secondaire dans l’enseignement supérieur. Dans le secondaire, l’existence d’une matière comme l’enseignement moral et civique en est une illustration. La transmission de ces valeurs et normes communes par l’école contribue à la cohésion sociale.

Quel est le rôle de l'école dans la construction des trajectoires individuelles de formation ?

Dans la leçon précédente nous avons fait le constat de la massification de l’enseignement mais aussi d’une démocratisation inachevée de l’école. Cette démocratisation inachevée est le reflet de la persistance d’inégalités de réussite scolaire. Si nous avons déjà établi la persistance de ces inégalités, nous ne les avons pas expliquées. C’est ce que nous allons faire maintenant en allant plus loin dans la réflexion. En effet, la construction des trajectoires individuelles de formation ne se résument pas à des inégalités, ces trajectoires sont aussi guidées par des socialisations différenciées selon le genre qui dépassent le cadre strict des inégalités en influençant le choix des filières et donc des trajectoires individuelles de formation.

I. En quoi le capital culturel, les investissements familiaux et l’école jouent un rôle dans la compréhension des inégalités ?

A. Capital culturel et investissements familiaux

Dans les années 1960, Pierre Bourdieu (1930-2002) et Jean-Claude (1930-) mettent en évidence que ceux qui réussissent le mieux à l’école sont ceux qui héritent d’un certain type de capital culturel. De quoi s’agit-il ? Nous pouvons résumer le concept en disant qu’il s’agit des ressources culturelles dont dispose un individu ou un groupe social. Ces ressources culturelles peuvent prendre plusieurs formes, comme des (notamment des savoirs académiques enseignés à l’école), des savoir-être (maîtrise de la prise de parole en public, savoir recevoir, écouter) et des objets ou services culturels possédés (bibliothèque, objets d’art, abonnements culturels). Or certaines formes de capital culturel sont proches de celles qui sont utiles à l’école : les posséder est alors un avantage pour réussir son parcours scolaire. C’est ainsi que l’école favoriserait la reproduction sociale et même la légitimerait. En effet, l’école s’est construite avec un idéal méritocratique selon lequel la réussite ne dépendrait que du mérite individuel. Dans ces conditions, si le capital culturel de l’enfant est déterminant dans la réussite scolaire, alors l’école contribue à convertir un avantage initial en mérite. Cette conversion est d’autant moins visible que l’école met en œuvre les attributs de la méritocratie

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