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Comment est structurée la société française actuelle ? - Cours et exercices de SES, Terminale Générale

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Pour revoir le chapitre "Comment est structurée la société française actuelle ?". Bordas soutien scolaire vous propose plusieurs séquences avec des cours et des exercices interactifs.

Les notions abordées :

Quels sont les critères de hiérarchisation de la société française contemporaine

L’espace social peut être vu comme un système où les individus occupent des positions et nouent des relations réciproques avec les autres acteurs de cet espace. La position occupée par les individus contribue à leur conférer un statut socio-économique. Ces positions et les relations qui en découlent peuvent être structurées (construites, organisées) et ​hiérarchisées (classées, ordonnées) selon des dimensions économiques, sociales, politiques et démographiques. Comment des éléments tels que la catégorie socioprofessionnelle, le revenu, le diplôme, la composition du ménage, la position dans le cycle de vie, le sexe ou le lieu de résidence permettent-ils de prendre la mesure de ces structures et hiérarchies ?
Nous étudierons d’abord les déterminants de l’espace social en lien avec les activités productives avant d’analyser le rôle d’autres marqueurs d’ordre socio-démographiques ou géographiques.

I. Comment des caractéristiques telles que le diplôme, le revenu et la catégorie socioprofessionnelle contribuent à structurer et hiérarchiser l’espace social ?

A. Les catégories socioprofessionnelles, un outil pour identifier la structure et les hiérarchies dans l’espace social.

Quels sont les objectifs et les principes de construction de la nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles (PCS) ?
Pour l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), cette nomenclature (outil de classement) "a pour but de classer l’ensemble de la population en un nombre restreint de catégories présentant chacune une certaine homogénéité sociale". Pour y parvenir, les statisticiens utilisent sept critères, dont la profession individuelle, le fait d’être salarié ou non, la qualification et la position hiérarchique. Au niveau le plus fin, l’INSEE dénombre 497 professions. En les regroupant, l’institut construit quelques dizaines de catégories socioprofessionnelles puis, en poursuivant les regroupements, il aboutit à 8 groupes socioprofessionnels. Ces 8 groupes comprennent en particulier 6 groupes d’ actifs, auxquels on ajoute 2 groupes essentiellement composés d’inactifs:

  1. Agriculteurs exploitants ; 

  2. Artisans, commerçants et chefs d'entreprise ; 

  3. Cadres et professions intellectuelles supérieures ; 

  4. Professions intermédiaires ; 

  5. Employés ;

  6. Ouvriers ; 

  7. Retraités ; 

  8. Autres personnes sans activité professionnelle.

Quelles sont les évolutions de la structure socioprofessionnelle ?

I.Pourquoi peut-on dire que la structure socioprofessionnelle française a connu un mouvement de salarisation ?

Par salarisation, il faut comprendre une progression de la part des salariés dans la population active
. Être salarié, c’est percevoir un salaire, c’est-à-dire un revenu du travail pour une personne liée par un contrat de travail à un employeur. Ce contrat inclut un lien de subordination du salarié à l'égard de l'employeur. 

Cette progression de la part des salariés est particulièrement observable dans la seconde moitié du XXe siècle en France, avec la très forte diminution de la part des agriculteurs exploitants et le déclin des indépendants, artisans et petits commerçants. L’émergence de catégories de salariés ouvrières puis non-ouvrières explique l’accélération de la progression du salariat. Aujourd’hui, environ 90 % de la population active occupée a un statut de salarié.

Le salariat est adapté à la production de masse, son développement est tel (en particulier durant les Trente glorieuses) que l’on utilise parfois l’expression de société salariale. Le salariat est pourvoyeur de statut car souvent considéré comme protecteur au regard du droit du travail. Il peut également être pourvoyeur de reconnaissance et participe à l’identité sociale.

Il ne faut cependant pas voir l’ensemble des salariés comme un bloc homogène. En effet, il existe une grande diversité de contrats de travail, notamment entre le contrat à durée indéterminée à temps plein et ses autres formes (tout type de contrat à durée déterminé et le temps partiel contraint). Cette disparité nous rappelle la diversité des statuts et des rémunérations au sein du salariat. De même, de nouvelles formes d’organisation du travail aux limites du salariat ainsi que le regain récent des indépendants contribuent à ne pas valider l’idée d’une salarisation complète de la force de travail.

Exemples : travailleurs de plateforme et ingénieurs freelance.


Quelles sont les théories de la hiérarchie sociale ?

La stratification sociale est l’existence de groupes hiérarchisés en fonction de différents critères au sein d’une société. Ces critères peuvent être basés sur le revenu, le patrimoine, le prestige, le pouvoir ou l’accès à certaines professions ou formations. Nous avons observé au début de ce chapitre les multiples critères qui contribuent à structurer et hiérarchiser l’espace social dans la France contemporaine. Nous allons maintenant nous intéresser à différents points de vue théoriques, en particulier ceux de deux auteurs de la tradition sociologique : Karl Marx (1818-1883) et Max Weber (1864-1920). Ils ont proposé des approches distinctes à l’origine de l’analyse de la structure sociale. 

Nous allons présenter leurs deux approches des classes et de la stratification sociale avant de discuter de la pertinence d’une approche en termes de classe pour la société française contemporaine.

I. Quelles analyses de la structure sociale chez deux auteurs fondateurs, Karl Marx et Max Weber ?

A. L’analyse de Karl Marx, une société structurée selon les classes sociales.

Marx met en évidence une opposition fondamentale entre deux classes sociales : le prolétariat (la classe ouvrière) et la bourgeoisie. La différence fondamentale entre ces deux classes provient de leur place dans le processus de production. Dans le mode de production capitaliste, les bourgeois disposent des moyens de production (le capital), alors que les ouvriers ne disposent que de leur force de travail, qu’ils sont obligés de vendre aux bourgeois. En échange de leur force de travail, les prolétaires perçoivent un salaire de subsistance qui permet uniquement aux ouvriers de survivre avec leur famille alors que la valeur engendrée par leur travail est bien plus importante que le niveau de salaire perçu. Les prolétaires sont exploités par les capitalistes car une partie de la valeur qu’ils créent est accaparée par la bourgeoisie.

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