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Quelles inégalités sont compatibles avec les différentes conceptions de la justice sociale ? - Cours et exercices de SES, Terminale Générale

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Pour revoir le chapitre "Quelles inégalités sont compatibles avec les différentes conceptions de la justice sociale ?". Bordas soutien scolaire vous propose plusieurs séquences avec des cours et des exercices interactifs.

Les notions abordées :

Comment le inégalités évoluent-elles depuis le début du XXème siècle ?

Les inégalités constituent des différences qui se traduisent par des avantages ou des désavantages sur une échelle de valeur adoptée par la société.
Exemple  le sexe est une différence biologique ; les inégalités de salaire entre les hommes et les femmes relèvent d’une construction sociale.
Les inégalités présentent un caractère multiforme. On distingue généralement les inégalités économiques (revenu, patrimoine) et les inégalités sociales (inégalités scolaires, inégalités territoriales, etc.).
Les inégalités sont également cumulatives, c’est-à-dire qu’elles s’entraînent les unes les autres.
On dispose de nombreux outils de mesure des inégalités : rapports inter-quantiles, courbe de Lorenz  et coefficient de Gini ou encore Top 1 %.

I. L’évolution des inégalités du début du XXe siècle au début des années 1980

A. La courbe de Kuznets

Dans un article de 1955, Simon Kuznets montre que l’évolution des inégalités prend la forme d’un « U inversé » sur le long terme. On peut donc observer qu’il existe deux phases distinctes. 

Quelles sont les différentes conceptions de la justice sociale ?

La justice sociale correspond à un ensemble de normes qui définissent la répartition des ressources entre les membres d’une société. Les revenus, la protection sociale, l’héritage et d’autres facteurs sont des éléments compris dans ces ressources. Il s’agit donc de l’ensemble des choix qui vont définir les droits et les devoirs de chacun. Dans une société démocratique, la justice sociale s’articule autour de différentes formes d’égalité :

  • L’égalité des droits qui correspond à l’égalité formelle des citoyens devant la loi. Les décisions de justice ne sont plus arbitraires – comme elle pouvait l’être sous l’Ancien Régime – mais dépendent d’un droit connu de tous et appliqué de la même façon pour chacun. L’égalité des droits correspond donc au principe selon lequel tous les individus doivent être traités également par la loi.

  • L’égalité des chances qui renvoie à la situation où tous les individus, quels que soient leur sexe, leur origine sociale ou « ethnique », ont la même probabilité d’accès à l’ensemble des positions sociales. Il s’agit d’un principe fondamental dans une « société démocratique » qui autorise la mobilité sociale et offre la possibilité d’augmenter son bien-être. Pour reprendre l’exemple précédent, c’est l’inverse de ce qui prévalait dans une société d’ordre comme celle de l’Ancien Régime, où la naissance fixait généralement le destin.

  • L’égalité des situations qui suppose la suppression de toutes les formes d’inégalités économiques et sociales. 
    Ces différentes visions de l’égalité se traduisent par des courants théoriques qui ne retiennent pas les mêmes critères pour définir la justice sociale : l’utilitarisme, le libertarisme, l’égalitarisme libéral, l’égalitarisme strict.

Comment les pouvoirs publics contribuent-ils à la justice sociale ?

Pour se rapprocher de la justice sociale, l’État dispose de plusieurs outils : la fiscalité, la protection sociale et les services collectifs. Il prend alors la forme de l’État providence assurant le bien-être de la population. Les pouvoirs publics cherchent également la justice sociale en adoptant des mesures de lutte contre les discriminations. Cette action de l’État s’exerce en revanche sous contrainte budgétaire. Elle n’est pas toujours perçue comme efficace puisqu’il subsiste des inégalités économiques et sociales importantes. La légitimité de l’État providence est également discutée comme le montre le moindre consentement à l’impôt et l’apparition d’effets pervers.

I. Le rôle de la fiscalité et de la protection sociale

A. La fiscalité

La fiscalité désigne l’ensemble des prélèvements obligatoires réalisés par l’État : impôts, taxes et cotisations sociales. Certains de ces mécanismes fiscaux permettent de réduire les inégalités économiques : c’est le cas de l’impôt sur le revenu. En 2017, 43,1 % des ménages étaient concernés par cette imposition, soit moins d’un foyer sur deux. L’impôt sur le revenu est un impôt progressif, autrement dit : plus le revenu est élevé, plus le montant de l’impôt à régler augmente dans le souci de réduire les inégalités de revenu et de patrimoine. Au-delà, la fiscalité permet notamment de financer la protection sociale et les services collectifs qui réduisent les inégalités.

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