Je gère mon compte

(abonnement(s), données personnelles)

Mot de passe oublié ?

J'accède à la plateforme
de Soutien scolaire

Je me connecte à la plateforme

Quels sont les fondements du commerce international et de l'internationalisation de la production ? - Cours et exercices de SES, Terminale Générale

Votre enfant est en classe de Terminale et vous souhaitez l'accompagner dans sa réussite en SES?

Pour revoir le chapitre "Quels sont les fondements du commerce international et de l'internationalisation de la production ? ". Bordas soutien scolaire vous propose plusieurs séquences avec des cours et des exercices interactifs.

Les notions abordées :

Comment expliquer le commerce international ?

Entre 1950 et 2000, les échanges internationaux de marchandises se sont considérablement développés. Ceux-ci ont progressé environ 4 fois plus vite que le PIB mondial.

Cette croissance du commerce international trouve notamment son explication dans la théorie économique qui met en évidence des gains à l’échange mais aussi dans l'essor des firmes multinationales.

I. Les théories du commerce international

A. De la théorie des avantages absolus à la théorie des avantages comparatifs

Dès 1776, l’économiste écossais Adam Smith  montre que les nations ont intérêt à participer aux échanges car cela leur permet de produire davantage et d'améliorer leur productivité. Pour cela, elles doivent se spécialiser sur la production pour laquelle elles ont un coût de production plus faible que celui des nations qui leurs sont concurrentes. Autrement dit, sur la production pour laquelle elles sont les meilleures, les plus productives : c'est la théorie des avantages absolus. Un problème se pose alors pour les nations ne disposant d’aucun avantage absolu : comment participent-elles aux échanges? 
C'est son compatriote, David Ricardoqui va proposer en 1817 une autre théorie du commerce international venant résoudre cette impasse : la théorie des avantages comparatifs. Cette théorie explique qu'une nation ne disposant d’aucun avantage absolu doit alors se spécialiser dans la production pour laquelle elle dispose du plus faible désavantage relatif en termes de coût de production. Une nation doit donc se spécialiser sur une production pour laquelle sa productivité est la plus forte ou, le cas échéant, la moins faible. Il illustrera sa théorie à l’aide du célèbre exemple du Portugal et de l’Angleterre se spécialisant respectivement dans le vin et le drap.
Cette théorie montre que la spécialisation et les échanges sont mutuellement avantageux et source d’enrichissement pour les nations qui y participent. Elle est d'ailleurs encore considérée comme assez pertinente pour expliquer les spécialisations internationales contemporaines.


Quels sont les effets du commerce international ?

Le commerce international a différents effets. Il génère des gains moyens en termes de prix mais a aussi des conséquences contrastées sur les inégalités. Éclairer le débat entre libre-échange et protectionnisme nécessite donc d'analyser chacune de ces politiques.

I. Le commerce international génère des gains moyens en termes de prix

A. Des gains en termes de prix liés à la spécialisation 

Lorsqu’une nation se spécialise sur une production spécifique, elle profite d’effets d'apprentissages ("learning by doing"), c’est-à-dire qu’elle développe une meilleure maîtrise de la production et de l’organisation du travail ; elle devient donc plus efficace dans la production sur laquelle elle se spécialise.
Cette spécialisation renforce donc la productivité et offre des gains de valeur ajoutée. Ces gains de valeur ajoutée peuvent alors être utilisés pour baisser les prix, ce qui profite à la fois aux consommateurs (dont le pouvoir d’achat augmente) mais aussi aux producteurs (pour lesquels le coût des consommations intermédiaires diminue).

B. Des gains en termes de prix liés aux économies d’échelle

L'extension des marchés liée à la mondialisation permet aux producteurs de produire en plus grande quantité puisqu’il y a davantage de débouchés pour leur production. Cela entraîne la réalisation d’économies d'échelles, c’est-à-dire la baisse du coût unitaire de production liée à l’augmentation de la quantité produite. Ces économies d'échelle peuvent s’expliquer de différentes façons, notamment : 

  • par l'amortissement des coûts fixes (infrastructures, machines, etc) sur une plus grande quantité produite ;

  • par un effet de masse pour les achats réalisés auprès des fournisseurs ; 

  • par un effet d'apprentissage.

Cette diminution du coût unitaire de production liée aux économies d’échelle pourra être répercutée sur les prix ce qui profitera donc à la fois aux consommateurs et aux producteurs.

Les derniers avis

Vous souhaitez ...
  • Recevoir notre documentation ?
  • Bénéficier de nos offres spéciales ?
  • Être tenu informé de nos actualités ?