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Comment expliquer les crises financières et réguler le système financier ? - Cours et exercices de SES, Terminale Générale

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Pour revoir le chapitre "Comment expliquer les crises financières et réguler le système financier ?". Bordas soutien scolaire vous propose plusieurs séquences avec des cours et des exercices interactifs.

Les notions abordées :

Comment expliquer les crises de 1929 et 2008 ?

L'étude des crises financières qui jalonnent l’histoire économique met en évidence des caractéristiques communes. De la spéculation sur les bulbes de tulipes en1637 en Hollande à la bulle boursière autour des actions de la compagnie du Mississippi mise en place par JohnLaw en France au début du XVIIIe siècle, il est possible de trouver des points communs avec les deux dernières grandes crises financières de 1929 et 2008. Nous retrouvons dans l'ensemble de ces crises des comportements mimétiques et des prophéties autoréalisatrices, qui entraînent des bulles spéculatives. Le tout est favorisé par des excès de crédit et des innovations financières. La bulle spéculative finit par éclater quand les anticipations des agents se modifient.
Après une présentation plus précise des caractéristiques des crises de 1929 et 2008, nous expliquerons la formation et l’éclatement des bulles spéculatives avant de comprendre les difficultés rencontrées par les systèmes bancaires;​ en cas de crise financière.

I. Les crises financières des années 1929 et 2008

A. La crise financière des années 1930

Cette crise financière, à l'origine de la grande dépression des années 1930, est la conséquence de l’éclatement d’une bulle spéculative en octobre 1929. Le principal facteur à l’origine de cet éclatement est le développement du crédit en vue d’acheter des titres financiers.
Les spéculateurs qui achetaient ces titres pouvaient emprunter une part importante de la somme auprès de leurs courtiers. Dans le même temps, ces courtiers s’endettaient auprès des banques afin de réaliser les opérations d’achats qui leur étaient demandées. Cela favorise la spéculation : la valeur des indices boursiers est multipliée par deux entre la fin de 1926 et la fin de 1929. Néanmoins, ce système n’admet pas la baisse des titres. En effet, si la valeur des portefeuilles diminue, les courtiers demandent des dépôts de garantie supplémentaires à leurs clients. Si ces derniers ─ les spéculateurs ─ ne peuvent pas fournir les liquidités nécessaires, les titres sont vendus directement, accélérant ainsi la baisse. Entre la fin de 1929 et le point bas en 1933, les indices boursiers de New-York sont divisés par cinq environ. Les courtiers ne récupérant qu’une partie de leur avance, ils sont en difficulté pour rembourser leurs banques, ce qui conduit à des faillites bancaires qui menacent alors toute l’économie.
En période de faillite, les épargnants perdent leurs économies et les entreprises n’accèdent plus aux crédits quand elles en ont besoin. Le ralentissement de la croissance qui avait débuté avant la crise financière de 1929 s’accélère, au point que la production diminue pendant plusieurs années. Ce phénomène est accompagné d'une déflation qui entraine une diminution des revenus des entreprises, et les met en difficulté pour rembourser leurs crédits, aggravant encore la crise bancaire. Dans le même temps, les entreprises licencient et le chômage augmente terriblement: il passe de quatre millions d'Américains en 1930 à huit millions en 1931 et douze millions en 1932. La pauvreté se répand, la consommation et l’investissement s’érodent, la crise est générale.
D'autres décisions vont contribuer à en faire une crise mondiale. La première concerne les restrictions au commerce international : celles-ci limitent les échanges de biens et services entre pays. La crise financière est alors devenue une crise de l’économie réelle au niveau mondial.
La seconde a trait au rapatriement des capitaux américains placés en dehors de États-Unis, ce qui contribue à mettre en difficulté les autres systèmes financiers. 

Comment réguler le système financier ?

Les crises financières ne sont pas sans conséquence sur l’économie réelle. En effet, le PIB américain diminua entre la fin de 2007 et le milieu de 2009, ce qui augmenta considérablement le nombre de chômeurs. La crise a duré plus longtemps en Europe. Par quels canaux de transmission les crises financières débordent vers l’économie réelle ? Parmi ceux-ci, il y a la vente forcée, c’est-à-dire une obligation de vendre un actif qui a le plus souvent perdu de sa valeur pour pouvoir rembourser sa dette. Un autre canal vient du fait que les épargnants et les propriétaires immobiliers se retrouvent moins riches et vont changer leurs comportements économiques avec une influence négative sur l’économie réelle. Par ailleurs, les crises de l’économie réelle peuvent être alimentées par la méfiance des banques vis-à-vis des emprunteurs dans un contexte économique difficile.
Dans la leçon précédente, nous avons souvent noté le rôle crucial de l’endettement et des banques, à la fois avant le déclenchement des crises financières mais également pendant et après celles-ci. Il convient donc de réguler le système bancaire pour limiter la fréquence de ces crises et améliorer la résistance des banques.

I.  Les canaux de transmission des crises boursières et bancaires à l’économie réelle.

A. De la baisse du collatéral à la vente forcée

Quand un agent est surendetté et qu’il ne peut plus rembourser sa dette, il est alors contraint de pratiquer une vente forcée de ses actifs pour la rembourser. Ce fut le cas de certaines ventes immobilières pendant la crise de 2008. En 1929, il s’agissait plutôt de ventes forcées de titres financiers. Il y a cependant un point commun à ces deux exemples: c’est la perte de valeur du collatéral. Le collatéral est l’actif déposé en garantie par le débiteur au prêteur lors d’un emprunt. En cas de défaillance du débiteur, le préteur a le droit de conserver les actifs remis en collatéral afin de se dédommager de la perte financière subie. 
Exemple : un bien immobiler en 2008, des titres financiers divers en 1929.
À ce stade, au moins deux canaux de transmission vers l’économie réelle apparaissent.

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